L'imaginaire
Fantastique et Science-Fiction dans la littérature ancienne
L'Époque Contemporaine - XIXè siècle de 1792 à 1900
2ème partie : de 1871 à 1885
Dates retenues d'un point de vue académique français : à partir de 1792 (Chute de l'Ancien Régime)
|
|
CLASSEMENT RÉALISÉ selon la date la plus ancienne connue : celle de la rédaction (parfois supposée) ou celle d'édition, sous cette forme :
- Le Titre - L'Auteur,
Le Pays,
Une trés courte description,
Genre(s) :
auxquels se rattache l'œuvre,
Notes :
Web :
- Liens Web sur l'oeuvre et/ou l'auteur, s'il y a lieu,
Quelques éditions :
- Édition originale, éditions remarquables, éditions modernes...,
Un lien vers l'ouvrage lorsqu'il est disponible dans notre catalogue
Ou un lien de recherche sur le méta-moteur Maxichoice
|
Les informations ou dates incertaines sont assorties du signe : (?) Les titres des textes sont en gras et les titres des revues en italique
|
-
The Battle of Dorking, Reminiscence of a Volunteer (La bataille de Dorking, Souvenir d'un volontaire) - Sir George Tomkyns Chesney
Royaume-Uni
Écrit juste après la guerre de 1870 qui voit la victoire de la Prusse sur la France, ce texte, assez court (environ 100 pages), décrit l'invasion de la Grande Bretagne par l'Allemagne, narrée par un vétéran de la « Bataille de Dorking ».
Genre :ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- Ce texte est considéré comme l'un des premiers textes de politique fiction militariste,
- L'auteur imagine l'utilisation d'une arme « décisive », ici des mines sous-marines permettant aux allemands de détruire la flotte britannique,
- À la suite de l'invasion, l'auteur imagine l'éclatement de l'empire britannique devenu province de l'empire allemand. L'indépendance est accordée à l'Australie, l'Inde et l'Irlande, avec, pour cette dernière, une guerre civile.
Web :
Quelques éditions :
- The Battle of Dorking, Reminiscence of a VolunteerChesney, Sir George Tomkyns, in Blackwood's Magazine, mai 1871
- The Battle of DorkingChesney, Sir George Tomkyns, traduit et préfacé en français par Charles Yryarte, Paris, Plon, 1871
Rechercher sur : 
-
La race future (The Coming Race) - Edward Bulwer-Lytton
Royaume-Uni
Descendant dans une mine, un ingénieur aperçoit une anfractuosité au fond d'une galerie très profonde. Il y pénètre et découvre une immense caverne éclairée. Attaqué par un monstre, il est recueilli par les Vril-Ya descendants des Atlantes, réfugiés au centre de la terre et bénéficiant d'une énergie entretenue grâce à un mystérieux « fluide vril ». Cette race de surhommes seraient destinés à dominer le monde...
Genre :ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science), UtopieDéfinition : Élaboration imaginaire d'un système social ou politique idéal (dictionnaire Hachette). Mot forgé par Thomas More (1478-1535) pour nommer l'île imaginaire de son roman Utopia
L'Utopie décrit une société idéale (une ville, un pays, une planète...) où tout est parfaitement réglé pour le plus grand bonheur de tous. Il est à noter qu'il s'agit souvent de systèmes clos, l'utopie étant ainsi protégée (ou se protégeant) des influences extérieures obligatoirement néfastes parcequ'elles émanent de sociétés imparfaites.
De ce jeux littéraire découlent plusieurs possibilités : --> Mettre en scène une théorie sociale, appliquée jusqu'à l'absurde, afin d'en étudier les conséquences, positives ou non, --> Mettre en lumière les travers du monde réel (en générale la société dans laquelle vie l'auteur) en en appliquant totalement l'idéologie, --> Imaginer une culture étrangère, forcément parfaite, qui portera un regard critique et satirique sur ce même monde réel (Voltaire, Micromégas, 1752). L'objectif de l'utopie est donc généralement, politique, philosophiques ou satirique.
Le contraire de l'utopie est la Dystopie.
Notes :
- Ce texte est un des premiers a développer le thème du surhomme,
- Il est parfois considéré comme une des sources d'inspiration du surhomme vu par les nazis (et d'aucuns pensent qu'il serait à l'origine d'une société secrète : « La confrérie Vril »).
Web :
Quelques éditions :
- The Coming Race, Baron Edward Bulwer Lytton, W. Blackwood and Sons, 1871
- La Race future, Baron Edward Bulwer Lytton, Paris, Dentu, 1888
- La Race à venir, Edward George Bulwer-Lytton, Jacques Bergier, Marabout Science fiction n°438
Rechercher sur : 
-
Lumen - Camille Flammarion
France
Cet ouvrage se présente comme un recueil de 5 dialogues entre un homme, Quaerens, et l'esprit de son ami défunt, Lumen. Dans ces dialogues, Lumens expose des expériences rendues possibles par son état d'âme désincarnée (théorie sur la relativité du temps et de l'espace, histoire de la Terre en sens inverse du point de vue d'une âme voyageant plus vite que la lumière...).
Genre :ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- Très bel exemple de l'utilisation de l'imaginaire pour faire de la vulgarisation scientifique,
- La qualité du texte et le lien fort réussi en science et imagination a fait de cet ouvrage un classique de la science-fiction française,
- Fondateur de la Société Astronomique de France, l'auteur est souvent considéré comme un des pères de la vulgarisation scientifique.
Web :
Quelques éditions :
- Lumen, Camille Flammarion, C. Marpon et E. Flammarion, 1872
Disponible sur Le Beau Livre.com :
|
Lumen
de Flammarion Camille
Paris, Marpon et E. Flammarion, éditeurs, sans date. In-12° de 228 pages, relié en demi veau à nerfs, en bon état. |
-
The Tachypomp (La Tachypompe) - Edward Page Mitchell
États-Unis d'Amérique
Furnace, un étudiant ayant peu fait d'études, aimerait marier Abscissa, fille du professeur de mathématiques Surd. Le professeur, qui méprise les non-mathématiciens, lui propose ironiquement une tâche presque impossible à réaliser comme condition de son consentement. Furnace doit concevoir un système permettant d'atteindre une vitesse de soixante miles (environ 100 km) par minute. Furnace va voir son ami et tuteur, l'excentrique Rivarol, qui déclare que le problème est facile : il suffit de placer un train en mouvement sur le dos d'un autre lui-même en mouvement et de recommencer jusqu'à ce que le dernier train, profitant des vitesses additionnées des autres trains, atteigne la vitesse exigée par le professeur. Comme Furnace se lance dans la recherche de financement, il tombe dans un piège que Rivarol a conçu contre ses créanciers. Il s'agit d'une ouverture vers un tunnel qui traverse le centre de la Terre. Celui qui y tombe se balance indéfiniment de part et d'autre du centre de la terre. Mais tout cela n'est qu'un rêve. Furnace s'était endormi en attendant le professeur à qui il voulait demander la main de sa fille. À sa grande surprise, celui-ci lui donne volontiers son consentement.
Genre :ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- La théorie de cette machine est simple et élégante : imaginons un train roulant à 60 km/h, posons dessus un autre train et faisons le rouler aussi à 60 km/h. Ce train roule en réalité à 120 km/h... Et ainsi de suite,
- L'auteur indique à la fin de l'ouvrage qu'il ne voit aucune raison pour laquelle sa théorie ne pourrait s'appliquer. Il faudra attendre que soit énoncée la théorie de la relativité restreinte par Albert Einstein en 1905, pour répondre que cette théorie est inapplicable,
- Même si sa théorie est fausse, ce texte semble être le premier où l'auteur imagine que l'on puisse théoriquement atteindre une vitesse infinie,
- Le piège de Rivarol est un des premiers exemples littéraires de mouvement perpétuel,
- Edward Page Mitchell, fort méconnu même de son temps, a pourtant excellé en matière d'imagination, ces idées devançant nombre d'auteurs plus célèbres (téléportation, machine à voyager dans le temps, homme invisible, cyborg...).
Web :
Quelques éditions :
- The Tachypomp, Anonyme (Edward Page Mitchell), Janvier 1874 in The Sun
- Fantasia Mathematica, Clifton Fadiman, 1958. Recueil contenant cette nouvelle
- The Crystal Men: Stories by Edward Page Mitchell, Collected and with a biographical perspective by Sam Moskowitz, Garden City, N.Y.: Doubleday and Company, 1973. Recueil contenant cette nouvelle.
Rechercher sur : 
-
The Soul Spectroscope (Le spectroscope de personnalité) - Edward Page Mitchell
États-Unis d'Amérique
Dans ce texte, le narrateur rencontre le professeur Dummkopf qui tente de mettre au point un procédé de lui permettant de photographier les odeurs, les sons et même la personnalité d'un individu. Le scientifique parle notamment de son espoir de mettre, un jour, des opéras dans un quart de bouteille, et des « airs légers et populaires » en flacons. La fin des notes prises par le narrateur ne laissent guère de doutes quand à folie du professeur Dummkopf !
Genre :ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- Ce texte imagine possible un procédé permettant l'enregistrement des sons 2 ans avant que Thomas Edison n'achève la construction du premier véritable phonographe capable d'enregistrer et de réécouter du son,
- Edward Page Mitchell, fort méconnu même de son temps, a pourtant excellé en matière d'imagination, ces idées devançant nombre d'auteurs plus célèbres (téléportation, machine à voyager dans le temps, homme invisible, cyborg...).
Web :
Quelques éditions :
- The Soul Spectroscope, Anonyme (Edward Page Mitchell), Décembre 1875 in The Sun
- The Crystal Men: Stories by Edward Page Mitchell, Collected and with a biographical perspective by Sam Moskowitz, Garden City, N.Y.: Doubleday and Company, 1973. Recueil contenant cette nouvelle.
Rechercher sur : 
-
The Inside of the Earth (L'intérieur de la Terre) - Edward Page Mitchell
États-Unis d'Amérique
Dans ce texte, John Claltus, un ancien marin, expose sa théorie selon laquelle la terre est creuse, avec de très grandes ouvertures aux pôles. Claltus affirme que, suite à un voyage dans le Grand Nord, il a vu une formation lointaine qui aurait pu être l'autre pôle.
Genre :ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- Si l'on excepte les croyances et les mythologies, ce texte semble être la première fiction sur le thème de la Terre creuse (le texte de Halley en 1692 étant une étude « scientifique »),
- Edward Page Mitchell, fort méconnu même de son temps, a pourtant excellé en matière d'imagination, ces idées devançant nombre d'auteurs plus célèbres (téléportation, machine à voyager dans le temps, homme invisible, cyborg...),
Web :
Quelques éditions :
- The Inside of the Earth, Anonyme (Edward Page Mitchell), Mars 1876 in The Sun
- The Crystal Men: Stories by Edward Page Mitchell, Collected and with a biographical perspective by Sam Moskowitz, Garden City, N.Y.: Doubleday and Company, 1973. Recueil contenant cette nouvelle.
Rechercher sur : 
-
The Man Without a Body (L'homme sans corps) - Edward Page Mitchell
États-Unis d'Amérique
Ce texte fait suite à The Soul Spectroscope. Le narrateur, en visite au musée de l'Arsenal dans Central Park, est fasciné par une tête coupée partiellement momifiée. Lorsque celle-ci se met à parler, elle lui révèle qu'elle est ce qui reste du professeur Dummkopf, premier homme à expérimenter la transmission de la matière à l'aide d'un appareil qu'il a surnommé le Telepomp. Le principe consiste à « télégraphier » la matière ! Le scientifique raconte qu'il a commencé par la transmission d'un timbre-poste, puis par celle d'un chat noir et a enfin décidé de tenter l'expérience sur lui-même. Celui-ci ayant négligé de tenir ses batteries complètement chargées, l'expérience tourne mal. Le résultat est qu'il a été en partie transmis, le reste de son corps ayant disparu « Dieu sait où ».
Genre :ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- Ce texte semble bien être la première fiction sur le thème de la téléportation de matière,
- Edward Page Mitchell, fort méconnu même de son temps, a pourtant excellé en matière d'imagination, ces idées devançant nombre d'auteurs plus célèbres (téléportation, machine à voyager dans le temps, homme invisible, cyborg...).
Web :
Quelques éditions :
- The Man Without a Body, Anonyme (Edward Page Mitchell), Mars 1877 in The Sun
- The Crystal Men: Stories by Edward Page Mitchell, Collected and with a biographical perspective by Sam Moskowitz, Garden City, N.Y.: Doubleday and Company, 1973. Recueil contenant cette nouvelle
Rechercher sur : 
-
Exchanging Their Souls (Âmes échangées) - Edward Page Mitchell
États-Unis d'Amérique
Le docteur James Harwood est célèbre pour avoir soigné avec succès un important personnage russe, le prince Michalskovich, souffrant d'une forme incurable de monomanie. Pour cela, il a officiellement utilisé une forme de mesmérisme (magnétisme animal). Après sa mort, on découvre dans les documents laissé par le docteur, cette étrange histoire : lors du traitement du prince, un étranger se propose, contre de l'argent, de le guérir instantanément. Pour cela, il le fait assoir côte à côte avec un artisan (?), endort les deux hommes (hypnotisme ?) puis, par diverses passes et imposition des mains, semble opérer un transfère d'esprit entre eux. Après cette séance, le prince retrouve ces esprits alors que l'artisan semble effrayé et hébété.
Genre :ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- Une des première histoire sur le thème de l'échange d'esprit,
- Edward Page Mitchell, fort méconnu même de son temps, a pourtant excellé en matière d'imagination, ces idées devançant nombre d'auteurs plus célèbres (téléportation, machine à voyager dans le temps, homme invisible, cyborg...).
Web :
Quelques éditions :
- Exchanging Their Souls, Anonyme (Edward Page Mitchell), Avril 1877 in The Sun
- The Crystal Men: Stories by Edward Page Mitchell, Collected and with a biographical perspective by Sam Moskowitz, Garden City, N.Y.: Doubleday and Company, 1973. Recueil contenant cette nouvelle.
Rechercher sur : 
-
L'homme le plus doué du monde (The Ablest Man in the World) - Mitchell, Edward Page
États-Unis d'Amérique
Riche voyageur américain, Fisher, descendu dans un hôtel en Allemagne, se retrouve dans une situation intéressante. Parce qu'un employé de l'hôtel l'a appelé docteur (il porte des lunettes), il est appelé au chevet du baron Savitch, un russe, atteint de fortes douleurs à la tête. Intéressé par ce cas, Fisher ne dévoile pas la méprise. Le baron, dont les douleurs s'intensifient, l'exhorte à dévisser le haut de sa tête. Se faisant, il y découvre une plaque d'argent et s'apprête à la retirer lorsqu'intervient le docteur Rapperschwyll, le médecin officiel du baron, qui l'expulse avec rudesse. Fisher, agacé et intrigué, fait son enquête et découvre que le baron est le cerveau secret de l'empire russe, auteur de surprenantes réformes. Encore plus suspicieux, Fisher piège le docteur Rapperschwyll, et lui extorque la vérité : le médecin a en fait remplacé le cerveau d'un jeune autiste, Stépan Borovitch, par une version miniature et plus perfectionnée de la machine à calculer Babbage, « créant » ainsi le baron Savitch, destiné à devenir le nouveau Napoléon...
Genre :ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- Ce texte nous présente le premier cyborg de l'histoire de la littérature,
- Si l'on fait abstraction de l'ordinateur mécanique simpliste apparaissant dans Les voyages de Gulliver (1721), il s'agit aussi du premier « ordinateur » (selon le principe de Charles Babbage) de la littérature,
- D'aucuns considèrent également qu'il s'agit du premier exemple d'« intelligence artificielle »,
- Edward Page Mitchell, fort méconnu même de son temps, a pourtant été excellé en matière d'imagination, ces idées devançant nombre d'auteurs plus célèbres (téléportation, machine à voyager dans le temps, homme invisible, cyborg...).
Web :
Quelques éditions :
- The Ablest Man in the World, Anonyme (Edward Page Mitchell), Mai 1879 in The Sun
- The Crystal Men: Stories by Edward Page Mitchell, Collected and with a biographical perspective by Sam Moskowitz, Garden City, N.Y.: Doubleday and Company, 1973. Recueil contenant cette nouvelle
- L'homme le plus doué du monde, Edward Page Mitchell in Fiction n°6, Les Moutons Électriques, 2007
Rechercher sur : 
-
The Senator's Daughter (la fille du sénateur) - Edward Page Mitchell
États-Unis d'Amérique
Washington, 1937. Bien qu'étant encore apparemment indépendants, avec le maintien d'un gouvernement traditionnel, les États-Unis, après avoir perdu une guerre humiliante contre les nations orientales, semblent être soumis à une sorte de contrôle (L'auteur ne donne pas de détails précis). Le Représentant Daniel Webster Wanlee, d'origine chinoise, est amoureux de Clara Newton, la fille d'un puissant sénateur conservateur du Massachusetts. Le sénateur, en dépit des arguments rationnels de Clara, rejette Wanlee avec mépris et menace d'invoquer une loi surprenante : si une femme blanche de moins de 25 ans se marie avec un oriental sans le consentement des parents, elle peut être mis en animation suspendue dans un lieu officiel appelé Refuge Frigorifique. Le sénateur ne bluffe pas, mais sa menace fait long feu. Clara épouse Wanlee et se soumet volontairement à la congélation, prévoyant d'être éveillée et de rejoindre son époux à un moment plus propice. Pendant ce temps, Wanlee, continuera sa carrière politique afin d'être plus riche et plus puissant.
Genre :AnticipationDéfinition : Au sens général du terme, une anticipation correspond à une phase où sont développées des idées qui n'apparaîtront effectives — sous la forme d'une technologie, d'un régime politique, etc. — que « plus tard », en général des années voire des dizaines d'années après l'intuition initiale (Wikipedia)., ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- Ce texte, résolument futuriste, contient plusieurs prédictions technologiques audacieuses pour l'époque : le voyage par tube pneumatique, le chauffage électrique, les journaux imprimés à la maison grâce à la transmission électrique, la nourriture concentrée sous forme de pilules, la transmission internationale d'émissions, et l'animation suspendue par le froid (cryogénie),
- Cette histoire contient également des prédictions sociales : votes des femmes américaines et mariage interracial,
- Edward Page Mitchell, fort méconnu même de son temps, a pourtant été excellé en matière d'imagination, ces idées devançant nombre d'auteurs plus célèbres (téléportation, machine à voyager dans le temps, homme invisible, cyborg...).
Web :
Quelques éditions :
- The Senator's Daughter, Anonyme (Edward Page Mitchell), Juillet 1879 in The Sun
- The Crystal Men: Stories by Edward Page Mitchell, Collected and with a biographical perspective by Sam Moskowitz, Garden City, N.Y.: Doubleday and Company, 1973. Recueil contenant cette nouvelle
Rechercher sur : 
-
Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul dans les cinq ou six parties du monde et dans tous les pays connus et même inconnus de Mr Jules Verne - Albert Robida
France
Ce roman nous conte les aventures extraordinaires du jeune Saturnin Farandoul : « Élevé dans une île d'Océanie par des singes, Saturnin effectue, au long des huit cents pages de cet ouvrage, un authentique voyage extraordinaire. Le voici remontant le Nil à bord d'un radeau mu par hippopotame, emporté par la brise des hauts plateaux chinois sur des brouettes à voile, dérivant sur un banc de harengs au large du pôle nord (...) » (Jean-claude Viche - http://www.robida.info/).
Genre :AventureDéfinition : Ce genre semble descendre du roman espagnol des XVIe et XVIIe siècles, dit picaresques (de « picaro » : aventurier, vaurien), dans lequel le héros, aux qualités peu nombreuses mais exagérées (force, ruse...) rencontre le long de ses périples toutes sortes d'obstacles (ennemis, enigmes...). Les histoires d'aventure ont pour but principal de dépayser, faire frémir et exalter l'imagination (western, voyages, histoires de cape et d'épée, de pirates...)., ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- Ce texte est à la fois satire et pastiche des Voyages Extraordinaires de Jules Verne, où l'on rencontre Philéas Fogg et le Capitaine Nemo,
- On y découvre la première allusion à une arme bactériologique (dite « miasmatique »), la bombe à la variole.
Web :
Quelques éditions :
- Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul dans les cinq ou six parties du monde et dans tous les pays connus et même inconnus de Mr Jules Verne, Albert Robida, Publié en 100 livraisons, sans éditeur (Dreyfus), 1879
- Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul dans les cinq ou six parties du monde et dans tous les pays connus et même inconnus de Mr Jules Verne, Albert Robida, Publié en 1 volume, Dreyfus, 1879
Rechercher sur : 
-
The Professor's Experiment (L'expérience du professeur) - Edward Page Mitchell
États-Unis d'Amérique
Heidelberg, Allemagne. Le jeune Strout voudrait épouser Blanche, la fille du révérend Bellglory, mais Bellglory refuse son consentement au motif que Strout est matérialiste et non pas un idéaliste métaphysique. Strout consulte le grand professeur Schwank, qui, avec son collègue, le Dr Diggelmann, s'engage à transformer Strout en un idéaliste par intervention chirurgicale cérébrale. Malheureusement, Miss Bellglory a la même idée et est prête à « corriger » chirurgicalement son inhibition à se marier sans le consentement de son père...
Genre :ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- L'idée développée ici, selon laquelle on peut changer la personnalité et les croyances d'une personne en intervenant sur son cerveau, fait de ce texte un des premiers à exploiter les théories modernes liant les facultés mentales à certaines partie du cerveau (travaux de Gall dès 1809...),
- Edward Page Mitchell, fort méconnu même de son temps, a pourtant excellé en matière d'imagination, ces idées devançant nombre d'auteurs plus célèbres (téléportation, machine à voyager dans le temps, homme invisible, cyborg...).
Web :
Quelques éditions :
- The Professor's Experiment, Anonyme (Edward Page Mitchell), Février 1880 in The Sun
- The Crystal Men: Stories by Edward Page Mitchell, Collected and with a biographical perspective by Sam Moskowitz, Garden City, N.Y.: Doubleday and Company, 1973. Recueil contenant cette nouvelle.
Rechercher sur : 
-
Across the Zodiac: The Story of a Wrecked Record (À travers le zodiac : histoire d'un manuscrit retrouvé) - Percy Greg
Royaume-Uni
Un document manuscrit est retrouvé sur Terre. Celui-ci détaille la création et l'utilisation de l'Apergy, une forme d'énergie anti-gravitationnelle, et les détails d'un vol vers Mars. La planète est habitée par des êtres minuscules, ils sont convaincus que la vie n'existe pas ailleurs que sur leur monde, et refusent de croire que le narrateur anonyme vient en fait de la Terre.
Genre :AventureDéfinition : Ce genre semble descendre du roman espagnol des XVIe et XVIIe siècles, dit picaresques (de « picaro » : aventurier, vaurien), dans lequel le héros, aux qualités peu nombreuses mais exagérées (force, ruse...) rencontre le long de ses périples toutes sortes d'obstacles (ennemis, enigmes...). Les histoires d'aventure ont pour but principal de dépayser, faire frémir et exalter l'imagination (western, voyages, histoires de cape et d'épée, de pirates...)., ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- Première apparition en anglais du mot « Astronaut »,
- Premier langage extra-terrestre dans une œuvre de fiction,
- Il semble que ce texte est le premier faisant état d'un voyageur s'étant rendu sur Mars,
- Avec cet ouvrage, l'auteur est considéré comme l'initiateur du sous-genre SF « Sword and planet » (ou « Roman planétaire ») qui se caractérise par une histoire d'aventure dans laquelle toute ou partie de l'action se déroule sur une ou plusieurs planètes étrangères exotiques, caractérisées par des environnements physiques et culturels distinctifs,
- Dans cette œuvre, dont le style peut être considéré comme « vernien », l'auteur oppose la vision du terrien à celle des martiens « délicats, qui ont banni la maladie, la vieillesse, la difformité et le travail, vivent grâce à l'euthanasie, à la sélection et à la religion scientifiques, mais meurent de la fatigue de vivre. » (in Le monstre, le singe et le fœtus: tératogonie et Décadence dans l'Europe, d'Evanghélia Stead).
Web :
Quelques éditions :
- Across the zodiac, the story of a wrecked record deciphered, translated and edited by Percy Greg, Percy Greg, Trübner, 1880
- Across the Zodiac; The Story of a Wrecked Record, Deciphered, Percy Greg, General Books, 2010
Rechercher sur : 
-
The Crystal Man (L'homme de cristal) - Edward Page Mitchell
États-Unis d'Amérique
Le narrateur reçoit les confidences de Stephen Flack, un homme invisible. Selon le récit de Flack, il fut l'assistant de laboratoire du grand histologiste Froeliker à Fribourg, au cours d'expériences de ce dernier avec la lumière. Par des moyens chimiques Froeliker s'est trouvé en mesure de changer la couleur du tissu organique et même de créer l'invisibilité totale. Froeliker expérimente avec succès ce procédé sur Flack. Hélas, à la fin de l'expérience, Froeliker meurt soudainement laissant Flack pris au piège de l'invisibilité...
Genre :ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- Ce texte est le premier à raconter l'histoire d'un homme rendu invisible par une méthode scientifique,
- Edward Page Mitchell, fort méconnu même de son temps, a pourtant excellé en matière d'imagination, ces idées devançant nombre d'auteurs plus célèbres (téléportation, machine à voyager dans le temps, homme invisible, cyborg...).
Web :
Quelques éditions :
- The Crystal Man, Anonyme (Edward Page Mitchell), Janvier 1881 in The Sun
- The Crystal Men: Stories by Edward Page Mitchell, Collected and with a biographical perspective by Sam Moskowitz, Garden City, N.Y.: Doubleday and Company, 1973. Recueil contenant cette nouvelle
- L'homme de cristal, E.P. Mitchell, Le Serpent à Plume, Coll. Serpentaire, 2003
Rechercher sur : 
-
L'Horloge qui recula (The Clock that Went Backwards) - Edward Page Mitchell
États-Unis d'Amérique
Le narrateur et son cousin, des américains, rendent visite à leur tante Gertrude à Leyde, au Pays-Bas. Dans sa maison se trouve une horloge du XVIe siècle qui semble ne plus fonctionner. Après la mort de leur tante qui avait toujours refusé que l'on touche à l'horloge, les 2 garçons tentent de la remettre en marche. Celle-ci présente la particularité de fonctionner à l'envers, et les transporte en 1574 alors que la ville de Leyde est assiégée par les espagnols. Les américains joueront un rôle dans la fin du siège la ville.
Genre :ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- Premier texte connu parlant d'une machine à remonter le temps,
- Un paragraphe final émet l'hypothèse que l'effet peut induire cause, ici le dix-neuvième siècle peut influencer le seizième,
- Edward Page Mitchell, fort méconnu même de son temps, a pourtant excellé en matière d'imagination, ces idées devançant nombre d'auteurs plus célèbres (téléportation, machine à voyager dans le temps, homme invisible, cyborg...).
Web :
Quelques éditions :
- The Clock that Went Backwards, Anonyme (Edward Page Mitchell), Septembre 1881 in The Sun
- The Crystal Men: Stories by Edward Page Mitchell, Collected and with a biographical perspective by Sam Moskowitz, Garden City, N.Y.: Doubleday and Company, 1973. Recueil contenant cette nouvelle
- L'Horloge qui recula in God save SF 2, « En plein soleil », et autres récits anglo-saxons, E.P. Mitchell, Le Serpent à Plume, Coll. Serpentaire, 2003
- L'Horloge qui recula, Edward Page Mitchell, in Yellow Submarine, n°132, 2004
Rechercher sur : 
-
Le Vingtième Siècle - Albert Robida
France
À travers la vie de parisiens (en particulier de parisiennes), l'auteur nous décrit le monde de 1950. Son histoire est prétexte à la description de nombreuses inventions intégrées à la vie de tous les jours de ses protagonistes.
Genre :AnticipationDéfinition : Au sens général du terme, une anticipation correspond à une phase où sont développées des idées qui n'apparaîtront effectives — sous la forme d'une technologie, d'un régime politique, etc. — que « plus tard », en général des années voire des dizaines d'années après l'intuition initiale (Wikipedia)., ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- L'auteur fait preuve d'une imagination visionnaire peu commune dans les inventions qu'il décrit. On découvre notamment le « tube », une préfiguration des transports futurs tenant à la fois du métro et du train à grande vitesse, ainsi que le téléphonoscope dont la description ressemble tout à fait à notre télévision par l'Internet, abonnement compris !
- On notera aussi la préfiguration des changements sociaux culturels à venir, comme par exemple la promotion sociale des femmes,
- Face à la tristesse et l'uniformisation de cet univers de technologie, l'auteur imagine une « réserve » sans aucune technologie où les hommes peuvent venir se réfugier.
Web :
Quelques éditions :
- Le Vingtième siècle, Texte et dessins par Albert Robida, Publié en 50 livraisons hebdomadaires, G. Decaux, 1882/1883
- Le Vingtième siècle, Texte et dessins par Albert Robida, Publié en 1 volume, G. Decaux, 1883
- Le Vingtième siècle, Albert Robida, Slatkin reprint, 1981
- Le Vingtième siècle, Albert Robida, Tallandier, Collection Beaux Livres, 1991
Rechercher sur : 
-
L'arbre-ballon (The Balloon Tree) - Edward Page Mitchell
États-Unis d'Amérique
Dans une îles quelque part au large des côtes de l'Amérique du Sud, le narrateur et ses amis sont à la recherche de l'arbre-ballon, plante semi-légendaire rapporté par d'anciens naturalistes. Ce végétal génère apparemment de l'hydrogène et est capable de voler. Lors de l'expédition, le narrateur est séparé de son groupe et se trouve en danger de mort. Il est alors sauvé par un arbre-ballon qui le rapatrie vers son navire. Apparemment, la plante semble dotée d'intelligence.
Genre :ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- Si l'on fait abstraction des textes légendaires ou religieux, il semble qu'il s'agisse de la première fiction parlant de plantes intelligentes,
- Edward Page Mitchell, fort méconnu même de son temps, a pourtant excellé en matière d'imagination, ces idées devançant nombre d'auteurs plus célèbres (téléportation, machine à voyager dans le temps, homme invisible, cyborg...).
Web :
Quelques éditions :
- The Balloon Tree, Anonyme (Edward Page Mitchell), Février 1883 in The Sun
- The Crystal Men: Stories by Edward Page Mitchell, Collected and with a biographical perspective by Sam Moskowitz, Garden City, N.Y.: Doubleday and Company, 1973. Recueil contenant cette nouvelle
- L'arbre-ballon, Edward Page Mitchell in Fiction n°6, Les Moutons Électriques, 2007
Rechercher sur : 
-
La guerre au vingtième siècle : Le conflit Australo-Mozambiquois - Albert Robida
France
Ce texte nous conte, à la manière d'un reportage fait de communiqués concis, le déroulement d'un conflit futur entre l'Australie et le Mozambique.
Genre :AnticipationDéfinition : Au sens général du terme, une anticipation correspond à une phase où sont développées des idées qui n'apparaîtront effectives — sous la forme d'une technologie, d'un régime politique, etc. — que « plus tard », en général des années voire des dizaines d'années après l'intuition initiale (Wikipedia)., ScientifictionDéfinition : Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories Voici la définition qu'il en donne : « Par scientifiction, j'entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique » Ce mot est l'ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l'idée d'une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science)
Notes :
- L'auteur décrit une guerre totale (air, mer, terre) et scientifique. Parmi les inventions on note le char d'assaut (« blockhaus roulants »), et surtout son utilisation stratégique, ceux-ci se faufilant dans des chemins réputés impraticables pour surprendre l'ennemi,
- L'auteur écrira 3 textes ayant pour titre La guerre au vingtième siècle, celui-ci est le deuxième.
Web :
Quelques éditions :
- La Guerre au Vingtième SiècleAlbert Robida, in La Caricature, n°200 du 27/10/1883
- Un Caricaturiste prophète, la guerre telle qu'elle est prévue par Robida il y a 33 ans, Dorbon aîné, 1916
Rechercher sur : 
-
Flatland: une aventure à plusieurs dimensions (Flatland: a romance of many dimensions) - Edwin Abbott
États-Unis d'Amérique
En haut, en bas... Voilà deux expressions qui n'ont pas cours à Flatland. À les employer, on risque de perdre la tête, au propre comme au figuré. Car si les habitants de cet univers qui ne connaît que DEUX DIMENSIONS n'ont pas à craindre que le ciel leur tombe sur la tête, ils détestent les illuminés et les faux prophètes qui prêchent l'évangile de la TROISIÈME dimension. Pourtant, le narrateur de cette étrange aventure, un très raisonnable Carré, est certain d'avoir été visité par une Sphère, chose impossible pour ses concitoyens qui ne peuvent y voir qu'un Cercle... Mais ne riez pas de leur aveuglement. Comment réagissez-vous quand on vous parle de la QUATRIÈME dimension ? (4ème de couverture, éditions Denoël, Présence du futur n°110, 1998).
Genre :Allégorie fantastiqueDéfinition : Allégorie (Mode d'expression consistant à représenter une idée abstraite, une notion morale par une image ou un récit) utilisant, pour parvenir à ses fins, des éléments empruntés au Fantastique (bestiaire, magie...) et à la Science-fiction (technologies futuristes, extra-terrestres...).
Notes :
- Étudiant en théologie de l'époque victorienne, on devine que l'auteur a voulu son texte, édité sous un pseudonyme, comme une allégorie religieuse et satirique,
- Ce texte fait partie des premiers grands classiques de la science fiction.
Web :
Quelques éditions :
- Flatland: a romance of many dimensions, A. Square, Seeley & Co., 1884
- Flatland: une aventure à plusieurs dimensions, Abbott, Edwin, Traduit par Elisabeth Gille, Denoël, « Présence du futur » n° 110, avril 1998
Rechercher sur : 
-
Londres engloutie (After London, or Wild England) - Jefferies, Richard
Royaume-Uni
Après qu'une catastrophe soudaine (énorme corps céleste noir ?) ait dépeuplée l'Angleterre, les quelques survivant retournent à une société féodale. La nature reprend ses droits ; la forêt envahie les champs, les animaux domestiques redeviennent sauvages, les routes disparaissent peu à peu. Le jeune Felix Aquila part explorer une zone terrifiante et légendaire, zone qui n'est autre que l'ancien lieu où se trouvait Londres, à présent recouverte par une eau pestilentielle dégorgeant la pourriture de millions de charognes qui se décomposent.
Genre :AnticipationDéfinition : Au sens général du terme, une anticipation correspond à une phase où sont développées des idées qui n'apparaîtront effectives — sous la forme d'une technologie, d'un régime politique, etc. — que « plus tard », en général des années voire des dizaines d'années après l'intuition initiale (Wikipedia).
Notes :
- Deuxième grand texte de fiction post-apocallyptique, il peut être considéré aussi comme un des premiers romans d'anticipation écologique,
- Alors que la pollution atmosphérique de la plus grande ville industrielle de son temps atteint des sommets, l'auteur, naturaliste, note avant d'écrire son roman « La zone toute entière [est] prête pour la maladie et la pestilence. Ce siècle du WC. ».
Web :
Quelques éditions :
- After London, or Wild England, Richard Jefferies, Cassell, 1885
- Londres engloutie, Richard Jefferies, traduit par Évelyne Châtelain, éditions Miroirs, 1992
Rechercher sur : 
-
Les Mines du roi Salomon (King Solomon's mines) - Henry Rider Haggard
Royaume-Uni
L'œuvre nous narre les aventures d'un groupe d'explorateurs anglais partant à la recherche d'un parent disparu dans une partie inexplorée de l'Afrique. Leur voyage les mènera en un lieu où abondent les diamants.
Genre :AventureDéfinition : Ce genre semble descendre du roman espagnol des XVIe et XVIIe siècles, dit picaresques (de « picaro » : aventurier, vaurien), dans lequel le héros, aux qualités peu nombreuses mais exagérées (force, ruse...) rencontre le long de ses périples toutes sortes d'obstacles (ennemis, enigmes...). Les histoires d'aventure ont pour but principal de dépayser, faire frémir et exalter l'imagination (western, voyages, histoires de cape et d'épée, de pirates...).
Notes :
- Il s'agit du premier roman de fiction britannique se déroulant en Afrique,
- Ce livre est considéré comme un des meilleurs romans d'aventures jamais écrits,
- Le personnage principal de l'histoire, Allan Quatermain, est considéré comme l'un des modèles pour un autre personnage célèbre : Indiana Jones.
Web :
Quelques éditions :
- King Solomon's mines, by H. Rider Haggard, Cassell, 1885
- Les Mines du roi Salomon, par C. Lemaire, d'après Rider Haggard, J. Hetzel, 1886
- Les Mines du roi Salomon in Elle-qui-doit-être-obéie, Henry Rider Haggard, Robert Laffont, Collection Bouquins, 1985
- Les Mines du roi Salomon, Henry Rider Haggard, Terre de brume, 2004
Rechercher sur : 
|