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LES GENRES

De l’Imaginaire, du Fantastique et de la Science-fiction


  • ALLÉGORIE FANTASTIQUE

    Mode d’expression consistant à représenter une idée abstraite, une notion morale, par une image ou un récit utilisant, pour parvenir à ses fins, des éléments empruntés au Fantastique (bestiaire, magie…) et/ou à la Science-fiction (technologies futuristes, extra-terrestres…).




  • ANIMAUX FANTASTIQUES

    Animaux irréels ou mythiques, généralement dotés d’attributs inhabituels et/ou de pouvoirs disproportionnés.
    Leur utilité dans les récits de l’imaginaire permet d’en dégager trois types principaux :

    • Les animaux symboles de puissance/pouvoir : Ils peuvent incarner les forces de la nature, du bien et du mal,
    • Les animaux symboles d’épreuve/initiation : Ils sont un obstacle pour le héros dans sa quête, une épreuve que le personnage doit traverser pour accéder à un niveau supérieur,
    • Les animaux symboles d’onirisme : Ils sont la personnification d’un espoir, d’un ailleurs meilleur, d’un lieu magique.



  • ANTICIPATION

    Au sens général du terme, une anticipation correspond à une phase où sont développées des idées qui n’apparaîtront effectives — sous la forme d’une technologie, d’un régime politique, etc. — que « plus tard », en général des années voire des dizaines d’années après l’intuition initiale (Wikipedia).




  • AVENTURE

    Ce genre semble descendre du roman espagnol des XVIe et XVIIe siècles, dit picaresques (de « picaro » : aventurier, vaurien), dans lequel le héros, aux qualités peu nombreuses mais exagérées (force, ruse…) rencontre le long de ses périples toutes sortes d’obstacles (ennemis, énigmes…).
    Les histoires d’aventure ont pour but principal de dépayser, faire frémir et exalter l’imagination (western, voyages, histoires de cape et d’épée, de pirates…).




  • CONTE

    Récit d’aventures imaginaires destiné à distraire, à instruire en amusant. Conte de fées. (Trésor de la langue française).

    Le conte est un récit de fiction généralement assez bref qui relate au passé les actions, les épreuves, les péripéties vécues par un personnage (ou parfois un groupe de personnages) (Cours autodidactiques de français écrit).




  • CRÉATURES MALÉFIQUES

    Êtres maléfiques souvent formés d’une altération ou d’une dépravation d’animaux ou d’êtres humains (loup-garous, vampires…).
    Dans les récits de l’imaginaire ils sont souvent une projection des peurs primaires, une projection du péché, de la faute, une personnification de l’abomination.




  • CRÉATURES SURNATURELLES

    Êtres imaginaires, généralement non maléfiques (ou à tout le moins indifférents) qui ont généralement 2 fonctions principales :

    • Porter des messages ou donner des indications sur la voie à suivre (des anges annonciateurs de miracles, des fantômes en expiation, des fées rappelant la morale…),
    • Éclairer des phénomènes inexpliqués ou incompréhensibles (des dieux pour les phénomènes météorologiques, des revenants pour des changements de températures…).



  • DYSTOPIE

    L’origine vraisemblable de ce néologisme se trouve dans la contre-utopie Le monde tel qu’il sera d’Émile Souvestre, publié en 1846, premier texte faisant clairement état d’une Utopie non-idéale.

    La dystopie décrit une société où la « perfection » devient cauchemars, où le système clos devient prison.

    Deux œuvres essentielles en sont l’archétype : Le meilleur des mondes, d’Aldous Huxley, 1932 et 1984, de George Orwell, 1949.




  • ÉPOPÉE

    Long poème ou vaste récit en prose au style soutenu qui exalte un grand sentiment collectif souvent à travers les exploits d’un héros historique ou légendaire (Trésor de la langue française).




  • FANTASY

    Mot dérivé du français « fantaisie », Œuvre où l’imagination se donne libre cours sans souci des règles formelles (Trésor de la langue française) et de l’anglais « fantasia », fictions imaginatives mettant en scène des personnages grotesques dans des lieux étranges, appelées aussi fantasy fiction (Merriam-Webster Dictionary).

    Sont généralement considérées, aujourd’hui, comme relevant de ce genre, les œuvres imaginaires empruntant tout ou partie des éléments suivants :

    • Créatures extraordinaires (elfes, fées, dragons, divinités personnifiées…),

    • Héros archétypaux (chevaliers, barbares…),

    • Cadre imaginaire de type médiéval,

    • Présence de folklores légendaires (antique, celtique, nordique…).

    On trouve au sein du genre différents courants tels la Dark Fantasy, la Light Fantasy, la Romantic Fantasy…




  • LÉGENDE

    Récit à caractère merveilleux, ayant parfois pour thème des faits et des événements plus ou moins historiques mais dont la réalité a été déformée et amplifiée par l’imagination populaire ou littéraire (Trésor de la langue française).




  • PARANORMAL

    Phénomènes (souvent psychiques) d’apparence extra-normale (perception extra-sensorielle, prémonition…) dont l’existence même est contestée et qui ne pourraient être expliqués que par l’intervention de forces inconnues (Trésor de la langue française).

    Généralement le paranormal est utilisé de 2 façons dans la littérature de l’imaginaire : Soit par opposition (le phénomène paranormal se manifeste dans un environnement très banal et ordinaire) soit par intégration (le phénomène est banal et accepté de tous).




  • SATIRE FANTASTIQUE

    Satire – Écrit dans lequel l’auteur fait ouvertement la critique d’une époque, d’une politique, d’une morale ou attaque certains personnages en s’en moquant (Trésor de la langue française) – utilisant, pour parvenir à ses fins, des éléments empruntés au Fantastique (bestiaire, magie…) et à la Science-fiction (technologies futuristes, extra-terrestres…).




  • SCIENTIFICTION

    Terme inventé en 1926 par Hugo Gernback dans le numéro 1 de la revue américaine Amazing Stories.

    Voici la définition qu’il en donne : « Par scientifiction, j’entends les histoires du type de celle de Jules Verne, H. G. Wells et Edgar Allan Poe, de charmants récits romanesques entremêlés de faits scientifiques et de visions prophétique ».

    Ce mot est l’ancêtre du terme Science-fiction, il est conservé ici, car il est moins général que Science-fiction, et précise mieux l’idée d’une fiction dont le caractère scientifique (ou pseudo-scientifique) est secondaire par rapport au propos (contrairement à la Hard-science).




  • UCHRONIE

    Histoire refaite en pensée telle qu’elle aurait pu être et qu’elle n’a pas été (Trésor de la langue française).

    Néologisme du XIXe siècle fondé sur le modèle d’utopie, avec un « u », négatif et « chronos » (temps) : étymologiquement, le mot désigne donc un « non-temps », un temps qui n’existe pas.

    En littérature, c’est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. On utilise également l’expression « histoire alternative » (alternats history) ou histoire contre-factuelle (Wikipedia).




  • UTOPIE

    Élaboration imaginaire d’un système social ou politique idéal (dictionnaire Hachette).

    Mot forgé par Thomas More (1478-1535) pour nommer l’île imaginaire de son roman Utopia.

    L’Utopie décrit une société idéale (une ville, un pays, une planète…) où tout est parfaitement réglé pour le plus grand bonheur de tous.
    Il est à noter qu’il s’agit souvent de systèmes clos, l’utopie étant ainsi protégée (ou se protégeant) des influences extérieures obligatoirement néfastes parce qu’elles émanent de sociétés imparfaites.

    De ce jeu littéraire découlent plusieurs possibilités :

    • Mettre en scène une théorie sociale, appliquée jusqu’à l’absurde, afin d’en étudier les conséquences, positives ou non,
    • Mettre en lumière les travers du monde réel (en générale la société dans laquelle vie l’auteur) en en appliquant totalement l’idéologie,
    • Imaginer une culture étrangère, forcément parfaite, qui portera un regard critique et satirique sur ce même monde réel (Voltaire, Micromégas, 1752).

    L’objectif de l’utopie est donc généralement, politique, philosophiques ou satirique.

    Le contraire de l’utopie est la dystopie.






LISTE DES SOURCES